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Les dispositifs d’accompagnement des femmes en situation de précarité

Aurore a toujours accueilli et accompagné les publics en situation de précarité, parmi lesquels les femmes sont une majorité. En 2017[1], les femmes représentaient en effet 70% des travailleurs pauvres, 53% des personnes pauvres et 57% des bénéficiaires du revenu de solidarité active.

La situation des femmes à la rue

Dans la très grande majorité des cas[2], ce sont des situations de violence et de domination qui ont conduit les femmes dans la rue : plus de 9 femmes sur 10 déclaraient avoir subi à plusieurs répétitions, voire souvent, des violences.

Certaines d’entre elles ont fui en France un foyer violent : vols de leurs biens (58% des cas), privation des papiers, insultes (79%), séquestrations (56%), menaces (72%), travail forcé, agressions physiques et tortures (58%), agressions sexuelles et viols (44%)… D’autres ont fui un pays dans lequel elles subissaient des violences (guerres, privation de liberté, mutilations sexuelles, mariages forcés, refus de la famille de la poursuite des études, volonté de marier les enfants de force…)

Une fois dans la rue, la solitude, les violences et la domination masculine se poursuivent et sont constitutives de la vie des femmes. Selon l’association Entourage, une femme sans domicile a été agressée toutes les 8 heures en France en 2017.

 

La réponse d’Aurore

En 2020, Aurore avait accompagné près de 9 000 femmes, dont 2 800 au sein de structures d’urgence sociale et d’hébergement. Orientées par nos partenaires publics (préfecture, ARS, hôpitaux, 115, missions locales…) les femmes accueillies par Aurore sont accompagnées par des équipes pluridisciplinaires, sur des durées plus ou moins longues. Elles sont guidées dans leurs démarches administratives et à retrouver l’autonomie et la confiance en elles nécessaires à la reconstruction de leur projet de vie.

Toutes les ressources et compétences disponibles sont mobilisées afin d’apporter des solutions concrètes et opérationnelles, transverses à tous nos dispositifs (centres d’hébergement d’urgence, de stabilisation, résidences sociales, établissements de soins, ateliers et chantiers d’insertion, parcours de formation et d’entrée dans l’emploi, maraudes, haltes de jour…).

Les différentes missions portées par l’association sont :

  • Mettre à l’abri et initier le travail d’accompagnement social
  • Accéder à des solutions matérielles aux besoins fondamentaux
  • Informer aux droits et à l’accès aux soins
  • Libérer la parole
  • Favoriser l’inclusion sociale & l’insertion professionnelle
  • Retrouver l’estime de soi et le bien-être

 

Tour d’horizon des services accueillant des femmes

Dès 1881, asile-atelier pour femmes a ouvert rue de Lourmel, dans le 15ème arrondissement. Financé par l’éditeur Calman-Lévy, il permet aux résidentes de se former au métier du brochage des livres, puis de trouver du travail chez les éditeurs et imprimeurs parisiens.

En 1984, le CHRS Soleillet est créé pour accueillir des femmes sortant de détention avec leurs enfants. Soleillet a été la 1ère structure en France métropolitaine à héberger et prodiguer un accompagnement socio-éducatif à des femmes seules ou avec leur enfant, dès le jour de leur sortie de prison.

Au début des années 2000 , le centre Suzanne Képès, centre sécurisé accueillant des femmes victimes de violences avec leurs enfants, est créé.

 

Aurore gère de nombreuses autres structures pour les femmes :

Des structures pour des femmes victimes de violences avec leurs enfants (résidence sociale Alix et Albert Jacquard, appartements ouverts durant le confinement).

Plusieurs CHU dédiés à l’accueil et l’accompagnement de femmes isolées (Maison Marceau, Maison régionale des femmes, La Villa et La Maison Cœur de Femmes…).

D’autres pour des femmes avec leurs enfants (CHU Prague, CHU Améthyste, RS Le Chalet…).

D’autres encore pour des femmes enceintes, en état de grossesse pathologique ou sortant de maternité (Maison de Montfermeil, Maison de Rosny, Maison Bleue, Hôtel-Dieu, Lumières du Nord…).

Un hébergement en soins résidentiels à Athis-Mons, Périnat Confluence, pour des femmes précaires en situation de grossesse pathologique ou sortant de maternité et leurs enfants, souffrant d’une grande vulnérabilité médicale et psycho-sociale.

Des accueils de jour pour femmes isolées (La Halte Femmes) ou pour femmes enceintes et familles (Quai d’Austerlitz) et un accueil de nuit (la Halte Nuit).

 


[1] Rapport « Santé et accès aux soins : une urgence pour les femmes en situation de précarité » du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes

[2] Enquête ESI «Halte Femmes» 2016, Observatoire du Samusocial de Paris/Aurore