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La ville de Nantes met à l’abri les migrants

L’association Aurore ouvre des centre d'hébergement d'urgence dans la région de Nantes

Le 10 octobre 2018 | Actualités -

La ville de Nantes, l’association Aurore et les associations locales travaillent de concert pour trouver des solutions de mise à l’abri pour quelque 700 demandeurs d’asile dans les rues de la ville.

A Nantes, suite à l’arrivée ces derniers mois de plusieurs centaines de migrants et de l’embolisation des dispositifs d’hébergement dédiés aux demandeurs d’asile, presque 700 personnes essentiellement d’origine soudanaise et érythréenne auraient trouvé refuge dans des tentes installées square Daviais, en plein centre-ville.

Au fil de l’été, malgré les solutions d’hébergement mobilisées par la ville (60 personnes mises à l’abri dans 45 logements, et ouverture d’un gymnase de 90 de places), le square a vu l’afflux régulier de nouveaux installés, portant le nombre total d’occupants à 690 personnes début septembre.

Dans ce contexte, l’association Aurore a d’abord été mandatée par la ville au début de l’été, pour ouvrir un lieu de restauration dédiée aux jeunes migrants déboutés de leur minorité. Face à cette situation jugée inacceptable et pour des raisons humanitaires, la municipalité a décidé l’évacuation du square au bénéfice d’une mise à l’abri dans les gymnases. L’association Aurore s’est ainsi vu confier le 20 septembre, l’accueil de 260 personnes au gymnase de la Géraudière, et 190 au gymnase Raphael Lebel. L’expérience reconnue d’Aurore dans la réalisation de ce type d’opération à Paris et son implication au cours de l’été en faveur de la prise en charge de ce public ont apporté les garanties nécessaires à la réussite des projets de mise à l’abri, puis d’hébergement portés par la municipalité nantaise.

Des solutions temporaires pour sortir les personnes du square

Parallèlement à cette mise à l’abri, l’association a travaillé avec les services municipaux à l’élaboration de réponses d’hébergement d’urgence. Le premier centre a ouvert le 5 octobre sur la côte à Saint-Brévins les pins, dans un ancien village vacance d’EDF : 110 personnes ont ainsi été accueillies dans des chambres doubles disposant de douche et toilettes.

La caserne Mellinet au centre de Nantes accueillera à la mi-octobre 180 personnes dans un ancien bâtiment classé, et 57 modulaires permettront la prise en charge de 150 personnes à la fin de ce mois. Comme à Saint Brevin, les personnes seront accompagnées dans les démarches liées à la demande d’asile, en lien avec les partenaires locaux, en visant une réorientation dans le Dispositif National d’Accueil.

Mots clefs associés : hébergement d'urgence    Migrants    refugiés