Qui sommes-nous ?

Notre histoire

L’histoire de l’association est à l’image de l’histoire sociale de la France. En s’appuyant sur ses trois grandes missions « Héberger, Soigner, Insérer », Aurore accompagne l’évolution d’une société qui, à chaque époque, génère ses exclusions.

Notre histoire

Quelques dates clés

1871

Naissance de la Société Générale pour le Patronage des Libérés (SGPL)

L’association est reconnue d’utilité publique par un décret signé de Mac Mahon. Préoccupé par l’insertion des personnes qui sortent de prison, elle crée la première structure pour héberger, former et orienter vers l’emploi d’anciens prisonniers. Ce service sera baptisé Etoile du Matin en 1946. Il accueille toujours des hommes sortant de prison et les accompagne dans leur projet de réinsertion.

La SGPL devient l’Association Aurore en 1967.

Étoile du Matin en 1954 — archives Aurore.

Plus de 150 ans d’engagement

Années 1960

La psychiatrie fait sa révolution

La psychiatrie fait sa révolution en considérant que les personnes atteintes de troubles psychiques ne doivent plus être privées de liberté et qu’elles ont droit à une vie dans la société. Aurore ouvre des hôpitaux de jour et des foyers de post-cures psychiques. Les établissements du Labrador et des Cévennes, créés en 1959, 1965 et 1967, font partie des établissements précurseurs en France. Ces quatre services accueillent des patients majeurs atteints de pathologiques psychiatriques stabilisées. L’hôpital de jour des Cévennes dispose de 23 places et celui du Labrador, de 22 places. Le foyer des Cévennes accueille 27 hommes, celui du Labrador, 30 femmes.

Fresque réalisée par les patients de l’hôpital de jour du Labrador, Paris 15e

Années 1970

Accompagner vers l’emploi

Les effets de la crise économique se font sentir sur toutes les catégories sociales et le chômage de masse apparaît pour la première fois. Aurore développe alors ses activités d’insertion et d’accompagnement vers l’emploi et ouvre des services dédiés pour répondre à l’émergence des « nouveaux pauvres ».

Années 1980

Apparition du SIDA

De nombreuses personnes en situation de précarité meurent dans un isolement total. 15 ans après, les premiers traitements apparaissent, mais ils nécessitent une importante coordination médicale. Avec quelques autres associations, Aurore joue un rôle pionnier dans la prévention de la maladie. Elle crée aussi les premiers appartements de coordination thérapeutique, aujourd’hui entrés dans les politiques publiques et désormais aussi ouverts à des personnes en situation de précarité souffrant de pathologies chroniques variées : cancers, diabètes, insuffisance rénale...

30 juillet 2007

Un refuge pour les femmes victimes de violences

Pour la première fois, les femmes victimes de violences conjugales ou familiales sont prises en charge avec ou sans enfant dans un centre sécurisé. Aurore ouvre le le Centre d’hébergement et de réinsertion sociale Suzanne Képès, à Paris. Elles y sont soutenues dans leur reconstruction et leur reprise de confiance en elles, dans leurs démarches administratives et juridiques, leur projet de vie sociale et professionnelle.

2011

Le soin par l’entraide

Aurore ouvre la première communauté thérapeutique d’Île-de-France, à Aubervilliers, pour des consommateurs de drogues ou d’alcool. Elle est encore à ce jour la seule en milieu urbain. Inédit : elle met en œuvre dès son ouverture la méthode Minnesota qui repose sur le counseling, les groupes de parole et l’entraide du groupe.

La communauté thérapeutique d’Aubervilliers

2013

Hébergement intercalaire et tiers-lieux

Face au manque de solutions d’hébergement, Aurore développe dès 2013 l’hébergement intercalaire dans des bâtiments vacants. L'Etat lui confie l’ancien siège de l’INPI, à Paris, où elle ouvre un centre d’hébergement d’urgence et crée L’Archipel, "le tiers-lieu de l’innovation sociale", destiné à favoriser l’insertion par la mixité sociale, à changer le regard sur les personnes en situation de précarité, et à décloisonner le travail social.

De 2010 à 2020, Aurore ouvre avec Plateau Urbain et Yes We Camp un second tiers-lieu dans l’ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul (75014) : Les Grands Voisins. Le site accueillera jusqu’à 1 000 personnes en hébergement d’urgence, un accueil de jour pour demandeurs d’asile, 250 structures résidentes, une programmation culturelle attirant des milliers de visiteurs, des espaces de restauration, des dispositifs d’insertion… et plus de 5000 bénévoles.

D’autres projets similaires voient le jour depuis 2020 : les Amarres sur les quais de Seine, Village Reille ou encore La Roche (14ème arrondissement) plus récemment.

Les Grands Voisins, ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul, Paris

2 800 salariés

2015

« Ayons l’élégance »

« Ayons l’élégance », l’unique campagne d’affichage de l’association, aura un retentissement mondial et immédiat. En avril 2015, Yves Sans Logement, Jean-Paul Galère et Christian Dehors sont placardés sur les murs de Paris et aujourd’hui encore, sont repris dans de nombreux manuels scolaires.

« Ayons l’élégance » : Yves Sans Logement, campagne Aurore de 2015.

2015

Accueillir celles et ceux qui fuient

Face aux crises migratoires, Aurore ouvre des centres d’accueil, d’hébergement et d’accompagnement pour les personnes fuyant les conflits. Les équipes interviennent dans les démarches administratives, la santé, la formation et l’insertion.

Des services spécialisés pour les mineurs non accompagnés se développent. L’association accompagne aussi les familles réfugiées réinstallées dans plusieurs départements et propose, avec les pouvoirs publics, des parcours d’éducation, de formation et d’accès à l’emploi.

Un temps collectif dans un dispositif d’accueil — archives Aurore.

2016

La Promesse de l’aube : héberger autrement

En réponse au manque de bâti disponible, Aurore ouvre son premier dispositif modulaire, La Promesse de l’aube. Installé sans fondation ni travaux lourds, il est facilement démontable.

Suivront le CHU Bastion de Bercy et le centre Mellinet, à Nantes. Ces solutions permettent de créer rapidement des structures d’hébergement avec des conditions d’accueil dignes : chambres et sanitaires individuels, espaces de restauration et salles collectives.

Le CHU Bastion de Bercy, composé de modules repositionnables — archives Aurore.

Plusieurs centaines d’établissements et services

Fin 2019

Un espace de repos, une première confiance

Dans le cadre du Plan Crack, Aurore et Gaïa ouvrent l’Espace de repos Porte de la Chapelle, pour répondre à l’urgence médico-sociale des consommateurs de drogues en errance dans le nord-est parisien.

Un accueil convivial, une rupture avec la rue et des relations de confiance favorisent l’entrée dans un processus de Réduction des Risques et d’accès aux soins et aux droits.

Le lieu dispose notamment d’une infirmerie, de salles de repos, d'une buanderie, de douches et de WC, de bureaux, d’un jardin. La consommation y est prohibée.

En 2025, l'Espace de repos a accueilli 2 864 personnes différentes, pour 53 799 passages.

2020

Crise du Covid

Pendant la crise du Covid, Aurore ouvre des centres « Covid + » pour héberger et soigner des personnes malades en situation de précarité, sans besoin d’hospitalisation. Les équipes sociales préparent leur orientation vers des solutions d’hébergement après la guérison. Elle crée aussi des appartements pour les femmes victimes de violences et organise des distributions alimentaires pour celles et ceux que le confinement plonge dans la précarité. Elle anime, dans les centres, l’école pour les enfants et les formations pour les adultes, grâce à du matériel numérique fourni en quantité par des partenaires. Grâce à l’engagement et la créativité des équipes, la continuité des missions est assurée malgré la crise.

Préparation d’une distribution alimentaire aux Grands Voisins

2024

Les "Mineurs non accompagnés du Trocadéro" : un procès historique

En 2021, face à la hausse de vols violents commis par des mineurs en errance au Trocadéro, la Ville de Paris missionne Hors la rue et Aurore pour aller vers ces jeunes refusant les dispositifs classiques. Ce travail de lien et d’hébergement libre permet de mettre à jour la soumission chimique subie par 17 enfants, dont certains très jeunes, forcés à voler sous la contrainte d’adultes les rendant dépendants aux psychotropes. Leur parole, longtemps empêchée, est recueillie. Un procès historique reconnaît ces mineurs comme victimes. Sept adultes sont condamnés pour traite d’êtres humains aggravée, recel de vol et trafic de médicaments et stupéfiants.

C’est la relation de confiance patiemment tissée entre les travailleurs sociaux et les enfants qu’ils accompagnent qui a permis à ces derniers de se livrer sur des situations qu’ils vivaient. L’honneur du travail social tient aussi dans sa capacité d’écoute attentive et d’observation.

Un enjeu du procès, et non des moindres, était de faire évoluer le regard de la société et de voir ces enfants pour ce qu’ils sont : des victimes.

Des dizaines de milliers de personnes accompagnées

Aujourd'hui

Des expérimentations qui font référence

Face aux situations observées sur le terrain, Aurore propose régulièrement de tester de nouveaux dispositifs. Ceux qui répondent à des besoins jusque-là peu couverts peuvent être repris dans les politiques publiques de lutte contre la précarité et l’exclusion.

L’association expérimente dès 2011 à Paris « Un chez Soi d’abord », pérennisé par décret en 2016. « Un Toit Un Emploi », lancé à Aurillac en 2015, est pérennisé en 2019 et déployé sur l’ensemble du territoire sous le nom d’EMILE.

Nos ressources

Découvrez nos dernières publications

  • Plaquette de présentation

    Plaquette Partenariat et Mécénat

    Aurore bénéficie du soutien précieux de partenaires privés : entreprises, fondations et fonds de dotation. Ces partenariats permettent de créer des synergies entre le secteur social et le secteur privé qui se rencontrent rarement. Nous pouvons mobiliser vos parties prenantes sur des projets à fort impact social.

  • Bilan

    Bilan RSO Aurore 2025

    Bilan des Responsabilité Sociétale des Organisations (RSO) d'Aurore.