
Semaine nationale des pensions de famille 2025
La 5ème édition de la Semaine nationale des pensions de famille a été marquée par de nombreux moments de partage et de découverte. Partout en France, des pensions de famille volontaires ont ouvert leurs portes et proposé des événements co-construits avec les résident(e)s. Retour sur cette semaine spéciale.
Les pensions de famille, un maillon du plan Logement d’abord, pour la réduction du sans-abrisme
La 5ème édition de la Semaine des pensions de famille s’est déroulée du 19 au 25 mai 2025. Ponctuée d'évènements, elle a permis de mettre en lumière ces dispositifs méconnus, de renforcer le tissu partenarial ainsi que la proximité avec le voisinage. Ouvrir les portes des pensions de famille, c’est aussi l’occasion de déconstruire certaines idées reçues.
Proposer aux personnes précaires des logements individuels, sans limite de temps, tout en étant en collectivité, c’est le principe même des pensions de famille. Ce type de dispositif s’inscrit dans le plan Logement d’abord en priorisant le logement comme condition première à l’insertion et ainsi réduire le sans-abrisme. Ce plan quinquennal, porté par la DIHAL*, a pour ambition de diminuer de manière significative le nombre de personnes sans domicile, en mobilisant l’accès au logement notamment.
Le premier plan Logement d’abord (2018-2022) a permis à près de 440 000 personnes sans domicile d’accéder à un logement pérenne.
*Délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement
Le second volet (2022-2027) est encore en cours. Ils visent à orienter rapidement les personnes sans-domicile de l’hébergement, voire de la rue, vers un logement durable grâce à un accompagnement adapté, modulable et pluridisciplinaire. Cette approche a été validée par de multiples expérimentations dans les pays scandinaves et anglo-saxons. Elle est également au cœur du dispositif « Un chez-soi d’abord » qui s’adresse spécifiquement aux personnes en situation de grande exclusion présentant des troubles psychiques.
« Cette structure a vocation à permettre à des personnes désocialisées de bénéficier d’un logement privatif à loyer très modéré, leur permettant de se reconstruire, de réapprendre les gestes et les rythmes de la vie quotidienne, de se réadapter à une vie sociale et de retrouver in fine une place de citoyen(ne) à part entière. »
Jean-Sébastien, Délégué métier logement accompagné chez Aurore.
Un accompagnement social global
Au-delà du logement, un accompagnement social et une vie collective animent les pensions de famille grâce à un binôme d’hôte(sse)s composé d’un(e) maître(sse) de maison et d’un(e) travailleur(se) social(e).
Les locataires des pensions de famille sont des personnes en situation d’exclusion sociale qui rend difficile l’accès à un logement ordinaire et autonome. Ils et elles sont des personnes majeures seules ou en couple, orienté(e)s par le Service intégré d'accueil et d'orientation (SIAO) du département. Leur vie a généralement été faite de ruptures, d’errance et d’un parcours de rue, sinon d’isolement. Des parcours aux horizons variés, mais souvent marqués par des troubles liés aux addictions ou psychologiques.
Elles ont ainsi besoin d’un accompagnement et d’une vie collective, d’un lieu chaleureux et sécurisant. Le format d’autonomie des pensions de famille, tout en conservant des moments de vivre-ensemble, permet aux personnes de prendre leurs marques tout en étant accompagné(e)s pas à pas vers un logement durable dans un second temps, quand elles le peuvent et si elles le souhaitent.
“La pension de famille, c'est vraiment comme une famille, où chaque composante apporte une pierre à l'édifice. Ici on est chez nous.”
Evelyne, 57 ans et résidente à la pension de famille Boréale d’Aurore.
L’expertise d’Aurore
Dans le cadre du plan Logement d’Abord et face à l’ampleur des besoins, le nombre de logements en pension de famille a fortement augmenté ces dix dernières années, sur l’ensemble du territoire.
Aurore propose à ce jour 577 logements répartis dans 26 pensions de famille et 3 résidences d'accueil dans trois régions métropolitaines. Convaincue du modèle et dans une perspective de développement, l’association Aurore pense le logement en pension de famille comme un outil d’insertion sociale.
« Notre volonté, grâce à l'intervention des travailleur(se)s sociaux(ales) et maître(sse)s de maison qui constituent le binôme de chaque structure : proposer à des personnes en situation d’exclusion, d’isolement social voire affectif, une solution de logement où l’on peut être « chez soi » sans être seul(e).»
Jean-Sébastien, Délégué métier logement accompagné chez Aurore.





