
Portraits salariés. Engagés pour une cause sociale et humaniste.
En 2024, quatre salariés de l’association ont été décorés, découvrez leur engagement à travers leur portrait.

« Le plaisir d’aller travailler chaque jour auprès des équipes et des personnes accueillies. »
Dorothée PIERARD, engagée dans la réduction des risques liés à l’usage de drogues et spécialement du crack, à Paris.
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Quel est ton parcours ?
J’ai fait des études de droit, spécialité Droits de l’Homme et droit humanitaire. Je voulais travailler auprès des personnes les plus vulnérables. Puis, j’ai travaillé dans une ONG sur des questions de citoyenneté et suis partie au Maroc pour une mission de lutte contre la déperdition scolaire d’enfants. A mon retour, j’ai été responsable d’un service d’accompagnement d’allocataires du RSA sans domicile fixe, et d’une partie d’un service de domiciliation. C’est comme cela que j’ai connu EGO. Je me suis intéressée aux liens entre santé et précarité, et j’ai candidaté au poste de chef de service au CAARUD EGO.
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Pourquoi as-tu choisi de travailler chez Aurore ?
J’ai d’abord choisi de travailler avec un public consommateur de drogues en situation de précarité plutôt que dans une association précise. J’ai découvert Aurore en intégrant les équipes et en devenant Chef de service du CAARUD. C’est au fur et à mesure que j’ai appris à connaître l’association et ceux qui la font vivre, bénéficiaires, salariés, bénévoles. Les valeurs portées par l’association, le sérieux du travail accompli, la capacité d’innovation et le plaisir d’aller travailler chaque jour auprès des équipes et des personnes accueillies sont les raisons de mon choix de poursuivre à Aurore.
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Quel est ton travail au quotidien au sein de l’association ?
Je suis Directrice du CAARUD EGO qui regroupe plusieurs dispositifs. Mon travail au quotidien consiste à développer des projets et actions en direction des consommateurs, accompagner les chefs de service, créer de la transversalité entre nos services, réfléchir et expérimenter des formes d’accueil et d’accompagnement innovantes adaptées. Tout cela en lien avec différents partenaires institutionnels ou associatifs et en prenant en compte les réalités du territoire. Je suis en outre Déléguée métier sur la pair-aidance, sujet qui me tient à cœur.
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C'est quoi, pour toi, le travail social ?
C’est accompagner des personnes sur ce qu’elles souhaitent, là où elles en sont en fonction de leurs capacités et ressources. Notre mission principale est de faire émerger des demandes, de maintenir la mobilisation ou motivation des personnes. C’est parfois d’induire un changement dans les comportements. Il n’y a pas une équipe « sachante » qui saurait tout mieux que la personne concernée et des bénéficiaires passifs. Au contraire, la Réduction des Risques se construit ensemble.

« Après presque 8 années d’exercice en direction générale, j’ai eu le souhait de retrouver des missions plus proches du terrain. »
Armelle DE GUIBERT, engagée dans la recherche, le développement et l'innovation sociale en Loire-Atlantique.
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Pourquoi as-tu choisi de travailler chez Aurore ?
Je connaissais Aurore depuis longtemps. J’avais été en lien avec l’association quand j’étais directrice générale des Petits frères des Pauvres. Nous avions affronté ensemble l’hostilité de quelques riverains et surtout des militants politiques. Aussi quand j’ai commencé à me dire que j’avais envie de bouger, j’ai rencontré le président et le directeur général d’Aurore, qui m’ont présenté les nouveaux projets en cours. Notamment celui de soutenir l’innovation en s’appuyant sur le croisement des expertises métier et de développer le plaidoyer. Je n’ai pas réfléchi très longtemps !
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Depuis combien de temps es-tu chez Aurore ?
J’y suis entrée en tant que directrice générale adjointe en 2020 quand le poste a été créé. J’ai ensuite déménagé à Saint-Nazaire avec le souhait de retrouver des missions plus proches du terrain après presque 8 années d’exercice en direction générale. J’ai eu l’opportunité d’y retourner, toujours chez Aurore, avec une double casquette : celle de directrice des établissements en Loire-Atlantique et de directrice de la recherche.
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Quel est ton travail au quotidien au sein de l’association ?
Il est très polyvalent et c’est ce qui me plait. J’ai une mission de « management » des cadres en Loire-Atlantique. Je pilote des dispositifs en développant les transversalités entre eux afin de répondre aux problématiques complexes des personnes en situation de vulnérabilité accueillies. Je m’occupe aussi des ouverture des dispositifs sur leur territoire via le développement des partenariats. Je suis souvent sur les structures pour soutenir les chefs de services. J’échange aussi avec nos partenaires et nos autorités de contrôle. J’ai aussi une mission de développement et répond donc à des appels à projet ou des appels à manifestation d'intérêt avec le soutien précieux des délégués métiers et de la médecin coordinatrice d’Aurore. Dans le cadre de ma mission recherches et innovation, je développe les liens avec des laboratoires, co-pilote des recherches sur les domaines d’expertise et organise des temps d’échanges en m’appuyant sur les expertises de terrain.
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C'est quoi, pour toi, le travail social ?
Soutenir les personnes mais aussi les groupes de personnes dans le développement de leur pouvoir d’agir.

« Pour moi, le travail social c’est d’abord et avant tout la solidarité en action avec professionnalisme. »
Djamel CHERIDI, Directeur du territoire Paris Sud Centre.
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Quel est ton parcours ?
Après des études d’histoire et de sociologie politique, j’ai intégré une association pendant presque 19 ans. J’y occupais plusieurs fonctions tant sur le plan opérationnel que sur des fonctions supports en matière d’ingénierie sociale et de développement. Mes champs d’intervention ont été l’hébergement et l’accompagnement social, le logement accompagné et les structures pour demandeurs d’asile et réfugiés. Puis, l’opportunité s’est présentée d’intégrer Aurore. Je l’ai saisie sans la moindre hésitation. J’ai débuté mon parcours au sein d’Aurore à Nantes, en accompagnement de nouveaux projets de l’association sur ce territoire, puis en direction de territoire depuis 2019.
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Pourquoi as-tu choisi de travailler chez Aurore ?
Je connaissais Aurore et une partie de ses cadres depuis longtemps. Je m’étais souvent dis qu’il devait être agréable et intéressant d’y travailler au regard de ce que je voyais de ses projets, de ses actions et de son positionnement au sein du secteur associatif. Un positionnement équilibré, prenant en compte, de façon pragmatique, les réalités et les contraintes de l’action associative dans nos secteurs d’intervention. Sans jamais rien sacrifier de ses valeurs et principes d’action.
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Quel est ton travail au quotidien au sein de l’association ?
Les jours se suivent sans nécessairement se ressembler. Mon travail est centré sur le suivi des missions relevant de mon ressort géographique, en lien avec les fonctions supports du territoire. Je pilote des projets de développement, traite les demandes de nos financeurs, partenaires et autorités de tutelle. Travailler chez Aurore en tant que Directeur de territoire, c’est aussi accompagner du mieux possible les directions d’activités. Je m’efforce d’être disponible et à l’écoute, pour conseiller, orienter et arbitrer. Je représente aussi l’employeur et, à ce titre, je pilote le dialogue social à l’échelon local, avec les représentants de proximité.
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C'est quoi, pour toi, le travail social ?
Pour moi, le travail social, c’est d’abord et avant tout, la solidarité en action avec professionnalisme. Le travail social repose, en effet, sur des valeurs essentielles que sont : l’humanisme, la conviction dans le pouvoir d’agir des personnes, même les plus marginalisées, l’accueil de tous et de chacun dans sa différence et sa singularité. Le travail social c’est donc plus qu’un simple ensemble de savoirs-faires et de techniques d’intervention permettant de résoudre des difficultés ponctuelles. Le travail social vise à révéler ou faire ressurgir les capacités d’action et d’autonomie des personnes.
« Tenter de ne pas oublier une personne sur le bord de la route de la vie. La roue tourne si vite. »
Stéphanie SCHMITT, engagée depuis 10 ans dans l’accompagnement social à Troyes.
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Quel est ton parcours ?
J’ai fait une formation d’assistante sociale. Pendant 10 ans, j’ai travaillé au conseil départemental de L’aube. Une école de la vie dans la diversité des missions exercées, les problématiques rencontrées et les partenariats noués. Par la suite, j’ai été cheffe de service et je suis repartie en formation pour suivre une Licence de Management des Entreprises de l’économie sociale en alternance. Je crois beaucoup aux formations alternées. Le terrain donne une forme à ce que nous apprenons de manière abstraite et l’étude donne le recul nécessaire pour digérer le vécu et en tirer des concepts. Mon poste de chef de service a évolué avec l’ouverture d’autres établissements et j’ai occupé le poste d’adjointe de direction et de directrice d’activité depuis.
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Pourquoi as-tu choisi de travailler chez Aurore ?
L’association locale Le Foyer Aubois à Troyes a fusionné avec l’association Aurore en 2015. C’est ainsi que j’ai intégré Aurore. Si j’ai travaillé dans le tissu associatif après mon expérience de la fonction publique territoriale, c’est pour tester toute la partie innovation sociale. Se donner les moyens de répondre à un besoin en créant une réponse adaptée. S’adapter sans cesse à la société en mutation pour tenter de ne pas oublier une personne sur le bord de la route de la vie. La roue tourne si vite.
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Quel est ton travail au quotidien au sein de l’association ?
Impulser, fédérer, dynamiser au profit d’un projet commun au service du public en détresse sociale. Cette dynamique croise plusieurs domaines : stratégie de projets RH, comptabilité, démarche de la qualité, vie d’établissement, repérage des besoins, immobilier. Le fait de porter un regard global sur un sujet est très satisfaisant car vous touchez différents aspects, différentes facettes de ce sujet et vous travaillez pour son unité.
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C'est quoi, pour toi, le travail social ?
C’est d’agir pour permettre à toute personne de trouver sa place dans la société et qu’elle contribue à son évolution. Chacun doit être responsable de la vie qui lui a été donnée. Parfois, il faut réveiller la flamme à l’intérieur des personnes. Le travail social c’est l’allumette. Le travailleur social c’est celui qui la tient et l’utilise. La main du travailleur social c’est son outil et sa pratique professionnelle.
Crédits photos : Mathieu Ménard et Serge Torrione.
