
TEMOIGNAGE | David, travailleur pair dans l’équipe du CHU Phénix
Découvrez le témoignage de David, 50 ans, travailleur pair dans l’équipe du CHU Phénix à Paris. Ce témoignage, retranscrit dans son authenticité, a été recueilli en février 2025.
Je suis né dans un petit village en Auvergne, j’ai un frère et une sœur, je suis le plus jeune. Mon père était très dur avec nous, violent verbalement. C’était un ancien, quoi ! On n’était pas des tendres non plus…
L’alcool est entré dans ma vie très jeune, à 9 ou 10 ans. Ce n’était pas tabou chez nous, c’était très banalisé, l’alcool. Je viens d’une famille productrice de porto, c’était même leur fierté, le vin qu’ils ont produit. Quand on allait au Portugal, mon oncle adorait nous faire goûter son vin nouveau, il ne se rendait pas compte, je ne lui en veux pas.
Moi je dépassais toujours la dose prescrite. Cette alcoolisation était très souffrante, elle me rendait un peu malheureux, et je ne comprenais pas pourquoi. Quand je m’alcoolisais, souvent je me mettais à pleurer et je me disais que mon père ne m’aimait pas. Il avait une petite préférence pour mon frère. C’est comme ça, mais moi, j’en ai souffert. Je pense que c’est pour ça aussi que j’ai consommé.
Et puis il y a toutes les blessures avec mon père. J’ai vu des choses avec lui… Je l’ai vu défoncer ma sœur à coups de poings dans la cuisine quand j’étais enfant. Mon père était très dur avec nous. J’ai manqué d’une relation avec lui. J’ai fait mon apprentissage avec lui, mais même là on n’avait pas de conversation tous les deux, alors que je passais mes journées avec lui. On n’a jamais eu vraiment une relation profonde. Je pense que c’est ça qui m’a vraiment manqué.
Je pense que j’étais prédisposé à être dépendant. Mes premières ivresses, je ne savais pas gérer ma consommation ; ça a eu beaucoup de conséquences dans ma vie. J’ai tout perdu avec la consommation.
Les années sont passées
A 15 ans, ça a été le cannabis, puis j’ai essayé d’autres choses, l’héroïne, la cocaïne, et les années passent…
Mon frère et ma sœur sont dépendants aussi. Mon frère consomme toujours, ma sœur a eu une période où elle a un peu basculé, mais depuis quelques années elle ne consomme pas. Mais elle ne fait pas de travail sur elle, elle est toujours en colère, …
Je suis parti de chez moi à 17 ans, puis je suis arrivé à Paris.
A 23 ans, j’avais ouvert une entreprise de plâtrerie – peinture, ça a duré un an et demi ou deux ans. Je pense que ça a été un peu le déclencheur. Mon père était dans le bâtiment, il était artisan : j’ai voulu essayer de faire comme lui. Ça n’a pas marché, parce que je consommais tellement que mon argent partait dans la conso. J’ai déposé le bilan, ils m’ont tout saisi, voiture, camions. Là, ça a été le premier fond.
A 25 ans, je me suis rendu compte que j’avais un problème avec l’alcool
Avant je pensais que c’était normal. Je passais de relation en relation, en général je tombais sur des femmes qui essayaient de me sauver, c’étaient des « sauveuses ». La mère de mon premier fils était infirmière, d’ailleurs !
J’ai commencé à voir une infirmière addictologue, mais il y avait quelque chose qui n’allait pas, que je ne comprenais pas. Je continuais à consommer, tout ce que je pouvais prendre, je le prenais. Elle pensait que je n’avais un problème qu’avec l’alcool. Je fumais un peu de shit, mais elle ne savait pas pour le reste, je ne lui disais pas. Des fois j’allais la voir dans des états pas possibles, mais il n’y a rien qui se passait. Je savais qu’il y avait quelque chose qui était plus profond que ça.
Je crois que j’avais besoin de mettre un pansement sur quelque chose, déjà par rapport à mon enfance. Mon père ne faisait pas voir ses sentiments, jamais il ne nous a pris dans ses bras, jamais il ne nous a dit qu’il nous aimait. Je crois que j’ai eu un gros manque. Il a été élevé comme ça, aujourd’hui j’ai compris.
Je suis allé dans un centre addicto, La Passerelle. J’étais vraiment en souffrance, je leur ai dit « Je suis à bout, je n’en peux plus, je ne sais plus quoi faire. »
Manque de pot, le psychologue était en congés et ils m’ont donné un prospectus du centre Apte, à Bucy-le-Long. J’ai été accepté : c’est comme ça que j’ai connu le centre Apte, vraiment par hasard. J’y ai passé deux mois. Ça a été ma première abstinence, à 30 ans, qui a duré 3 ans, et j’ai rechuté. Je pense qu’il y avait encore du travail, que j’étais dans une certaine résistance. Je pensais qu’après le centre, ça y est, j’étais guéri. Mais en fait, non. J’ai eu beaucoup d’abstinence, j’ai eu beaucoup de rechutes.
J’ai envie de changer de métier
Quand je quitte Bucy, j’ai un appartement thérapeutique. J’en avais un peu marre du métier que je faisais, depuis l’enfance : ça n’avait jamais été vraiment ce que j’aurais voulu faire, c’était celui de mon père, ce n’était pas mon métier. Moi, j’aurais voulu faire boulanger, ou cuisinier.
En 2008, j’ai deux ans d’abstinence. Je fais un bilan de compétences et il ressort que je peux travailler dans le social. J’entre à l’IRTS pour une formation de deux ans. Bizarrement j’ai beaucoup travaillé dans la maltraitance ; j’ai vu tellement de choses difficiles, je n’étais pas armé et trop jeune. J’intervenais avant les placements, je faisais le maintien à domicile. J’allais dans les familles, je m’occupais des enfants, je les emmenais à l’école, je les faisais manger, … Les parents ne pouvaient plus s’en occuper, souvent ils avaient des problèmes d’addiction. La dernière mission, ça a été celle de trop. Cela faisait des mois que je m’occupais des enfants, ils me les ont arrachés pour les placer, eux ils me tenaient la jambe, ça a été horrible, ça m’a traumatisé. J’ai arrêté et j’ai rechuté avec l’alcool.
J’ai dû quitter mon appartement thérapeutique et je suis reparti en Auvergne, 3 ans. Je consommais de l’alcool et du shit, un peu d’héroïne, un peu de cocaïne, tous les week-ends. Un jour, j’ai pété un plomb, j’ai pris la voiture complètement ivre, les gendarmes ont voulu m’arrêter, j’ai fait une course-poursuite, j’ai tapé 3 barrages de gendarmerie et j’ai fini en prison, j’ai pris un an ferme. Je ne me souviens pas, un black-out.
La mort de mon père
En prison, j’apprends que mon père a un cancer. Je demande une permission pour Noël, mais il refuse de me voir : « Tu viendras quand tu sortiras de prison ». Le 6 avril, je suis sorti avec le bracelet électronique. Mon père était en fin de vie, je pense qu’il m’a attendu : un mois après, il est décédé. J’allais le voir aux heures de sortie autorisées avec le bracelet. Je pense que ça a été très libérateur pour moi : je sentais beaucoup de culpabilité chez lui, pour la première fois de ma vie il ne m’engueulait pas, il me disait « Il faut que tu arrêtes tes conneries » mais sans violence. On n’a pas trop parlé, mais je pense qu’avec mon père il n’y avait pas besoin de parler. Juste avant qu’il décède, il a pris ma main fort, il m’a regardé dans les yeux et le dernier prénom qu’il a dit, c’est « David ». Je pense que ça m’a aidé. Je pense qu’il me demandait pardon. Et puis il s’est endormi.
A la « colline du crack »
A partir de la prison, l’alcool a été presque banni de ma vie. Petit à petit, je redeviens vraiment abstinent, jusqu’en 2017. Je rencontre la mère de mon deuxième fils. Là, je me suis fait un peu piéger : ce qu’elle voulait, c’était un enfant. Elle l’a eu, et après elle m’a un peu abandonné. Dès que notre fils est né, je n’existais plus. Je me suis réfugié dans le travail, je me suis senti tellement abandonné que j’ai rechuté. J’ai commencé avec l’héroïne. Je consommais 5 à 6 grammes par jour.
Un an après, on se sépare, elle part à 100 km de Paris. Je me retrouve tout seul dans l’appartement vide et, comme un idiot, je regarde une émission « La colline du crack ». Le lendemain, je suis parti là-bas. A partir de ce moment-là, ça a été la descente aux enfers, je sombre dans le crack, je dépense toutes mes économies.
J’ai passé deux ans à la rue, à fumer du crack, à La Colline, à Eole, La Villette, Stalingrad, … Deux ans de ma vie, ça a été ça, dormir dehors, faire la manche… Je pense que j’en avais marre ; j’étais au bout du bout. Je pense que je voulais mourir, à ce moment-là.
Et je rencontre quelqu’un qui avait fait la communauté thérapeutique d’Aubervilliers, qui faisait des maraudes. Il travaillait à Aurore, à l’espace de repos Porte de La Chapelle. Petit à petit, il a réussi à m’amadouer, sans me parler d’une structure ou de quoi que ce soit. Il me disait « passe à Ego, viens te reposer ».
Je n’avais pas de RSA, pas de CMU, pas d’identité, plus rien, je m’en foutais complètement. Au bout de 3 ou 4 mois, j’y suis allé. Petit à petit, on a commencé par les papiers, le RSA, la CMU. Après, il commence à me dire « Ce serait bien que tu te mettes au vert » et il me parle du centre de psychothérapie d’Osny. Un jour, on fait la demande. Entretemps je pars vivre quelques mois chez ma mère. Dès que j’avais mon RSA, je vidais mon compte, je faisais le plein de ma voiture je faisais un aller-retour à La Villette, j’allais chercher du crack. Quand je revenais, j’avais déjà tout consommé. Je conduisais comme ça, c’était la folie.
J’ai eu la réponse positive du CPO, j’étais soulagé. J’arrive là-bas, et 3 jours après je fais des œdèmes et je suis hospitalisé d’urgence. Ça m’avait abîmé les poumons, je n’arrivais plus à respirer. Ils ont fait plein d’examens, le cœur, les reins, … : tout commençait à déconner. Le médecin m’a dit que j’étais arrivé à temps. J’avais du mal à tenir mon abstinence, je pensais que je n’allais pas y arriver. J’ai fait une fausse ordonnance de Tramadol, je prenais des grosses doses, ils s’en rendent compte donc ils me foutent dehors.
Ce moment-là, ça a été le déclic
Je suis retourné au CPO pendant 5 mois, mais je continuais à prendre du crack. Un des gars qui était aussi au CPO, mais qui était abstinent, me croise dans le couloir à mon retour, j’avais les yeux défoncés. Ce jour-là, il me met face à moi-même. Et là, il y a eu une espèce de honte, de culpabilité. Ce moment-là, ça a été le déclic et, à partir de ce jour-là, ça a été fini, j’ai arrêté de consommer. Le travail a commencé à partir de ce jour-là.
5 mois après, je suis parti à la communauté thérapeutique d’Aubervilliers. J’avais besoin de ce cadre. Et là, le travail a commencé, sur l’abstinence, sur l’honnêteté, sur tout. Le gros travail que j’ai fait ces dernières années, ça a été là. J’ai vraiment compris que ma maladie serait toujours là et qu’il faut que je sois vigilant. Je pense que cette abstinence-là, aujourd’hui, elle a pris un autre sens dans ma vie, vraiment. Je ne vois plus pareil. Il y a l’âge, peut-être, aussi.
Ce que j’ai appris à la CT, aussi, c’est de dire les choses. Avant, je pouvais subir et garder, garder, garder, jusqu’à ce que ça explose et que je saute en vol. Des fois je mets quelques jours à le dire, je prends un temps de réflexion, ou je laisse descendre ma colère, mais je vais aller vers la personne et je vais lui dire. Ça a été mon combat du premier jour, jusqu’à la fin : dire les choses. Et c’est ça qui a changé, dans ma relation avec les autres, déjà, et dans ma relation avec moi.
J’ai admis que je n’avais pas toujours raison. Je suis très têtu et des fois un peu orgueilleux, mais j’ai capitulé ; au début j’ai eu du mal à le dire mais je pense que c’est ça qui me sauve, aujourd’hui.
A la fin de mon parcours, j’étais dans un appartement thérapeutique d’Aurore. Moi, depuis que je suis entré chez Aurore, c’est jusqu’au bout ! Je ne les remercierai jamais assez. On m’a parlé du travail pair. Je me suis inscrit à la sensibilisation, mais au début, je n’étais pas très convaincu. La première année, il ne fallait pas me parler de travail, j’avais besoin de mon rétablissement.
Je faisais des interventions avec des travailleurs pairs, ça commençait à me plaire et je me suis dit « oui, pourquoi pas ? ». A la dernière convention d’Aurore, on me propose un poste chez Ego, mais je ne voulais pas être trop près des usagers. Je ne voulais pas distribuer des pipes à crack, des seringues, il faut que je fasse attention, encore… Même si aujourd’hui j’ai plus de 2 ans d’abstinence, je reste quand même vigilant.
Je vais quand même au GAP* au siège, une fois par mois. Pendant un an, j’ai appris avec eux.
L’année dernière, on me parle d’un poste qui vient de s’ouvrir ici, pour travailler avec des grands marginaux. Je dis « Je veux bien essayer mais je ne veux pas m’engager, au début, je veux faire un mi-temps, je veux voir ».
Je rencontre la chef de service
Et je dis « Là, il n’y a pas de doute ! ». Elle m’a vraiment intégré dans l’équipe, à mi-temps pendant deux mois et je suis passé à plein temps. Je suis très content d’être avec cette équipe, ça se passe très bien entre nous, on est une super équipe, vraiment, on s’entend tous super bien. Ce qui est bien, c’est que la structure vient d’ouvrir, et qu’on est en construction, on est dans le projet d’établissement.
C’est très fatigant, beaucoup des personnes qui sont là ont des maladies mentales, d’autres ont des addictions. Mais ça me plaît. Ici, je suis travailleur pair, au sein de l’équipe, et j’ai une place assez centrale. Je suis au quotidien avec les résidents, j’essaie de créer une relation de confiance entre eux et les travailleurs sociaux.
Cette structure a un concept un peu différent des autres CHU : au niveau des règles, on est très souples. Si les personnes sont alcoolisées, on le tolère ; les gens peuvent venir avec leur chien. Toutes les personnes qui sont là ont un long parcours de rue, 20 ans en moyenne, ça fait beaucoup.
Ici, je suis beaucoup dans la relation de confiance. Je discute avec les gens, s’ils ont quelque chose qui ne va pas, j’essaie de régler les conflits, je suis un peu une espèce de médiateur, un peu confident aussi… C’est ça qui est difficile dans le travail pair : on est des professionnels, mais on a une espèce de proximité.
Et puis moi, avec ma dépendance, je parle de moi, en fait. Je discute avec quelqu’un qu’on a accueilli hier et il me dit « Moi aussi, j’ai un problème, mais je ne sais pas comment en sortir ». Je lui dis « On va pouvoir en discuter », il me répond « Avec grand plaisir ». J’entre en relation comme ça avec les personnes. Je leur dis « Je suis travailleur pair, je suis abstinent, j’ai eu un parcours de rue, de crack », et tout de suite il y a une espèce de truc qui se passe, d’entrée. Là, il y a trois personnes qui ont des problématiques avec le crack et petit à petit, j’essaie de faire des choses avec elles, de discuter, … Il y a des choses qu’aujourd’hui je ne suis pas fier d’avoir faites sous produits, et je pense que oui, le fait d’en parler, de ne plus avoir honte de ça, de dire « Voilà, moi j’ai fait ça, j’étais comme ça, … », ça peut aider les personnes. Parce que quand on consomme, on n’est pas des saints. On peut être très violent, on peut être humiliant, on peut voler, on peut mentir, on peut faire n’importe quoi.
Là, ça commence : une personne a déjà commencé les démarches. Ça fait deux ou trois fois qu’on l’accompagne au CSAPA* CAP 14. Aujourd’hui, il a rendez-vous avec le médecin. Donc oui, il y a un résultat. Je passe beaucoup de temps avec lui, au quotidien.
Si les gens ont envie de venir parler avec moi, ils savent où je suis. Je fais aussi des réunions d’étage tous les jeudis. Au début, c’est un peu la conversation libre, la relation de confiance, j’apporte un petit café, je discute, j’essaie de les faire discuter ensemble. Aux derniers étages, ce ne sont pas des personnes dépendantes, ce sont des femmes isolées. Au début, elles sont un peu fermées et puis elles commencent à parler, à être un peu plus ouvertes, il y a un truc qui se passe. Parce que moi, je suis une pipelette ! J’arrive avec ma bonne humeur, et sans trop les bousculer, petit à petit, je vais mettre des thèmes – c’est un peu stratégique ! – sur les émotions, …
Elles, elles ont un vécu de migrations, de maltraitances, certaines n’ont pas de titre de séjour. Je ne fais pas le même travail avec elles qu’avec les grands marginaux, parce qu’elles n’ont pas forcément de problème d’addiction, mais des traumas.
Ce sont des choses différentes, et moi, ça me va, de ne pas avoir que l’addiction.
J’essaie souvent de rassurer les gens. Je ne savais pas trop faire ça, et plus ça va, peut-être avec l’âge, avec la confiance, le fait d’avancer, de faire les choses, …
On va rattraper le temps perdu
Ça a été une sacrée histoire, quand même, d’être arrivé là où j’en suis aujourd’hui, ça a été un long long long combat… Jamais je n'aurais pensé être là, dans un bureau. Je pensais que j'allais crever dans la rue.
J’ai 50 piges, je suis fatigué. Par moments, j’ai l’impression que je suis en train de reprendre de l’énergie et par moment, l’âge me rattrape, il faut accepter ça. Le temps que j’aie perdu, avec ces consos de merde… J’aurais fait quoi, si je n’avais pas consommé ? J’aurais été où, j’aurais réalisé quoi ? Peut-être rien du tout, peut-être des grandes choses ! Mais peut-être que mon histoire, c’est ça et que ce je dois faire aujourd’hui c’est un peu donner aux autres. Je pense que le travailleur pair est important dans notre société, on en a besoin. Je pense que tout le monde peut être travailleur pair, moi c’est dans l’addiction, un autre ça peut être dans les traumatismes, dans tout en fait.
Ici, j’ai trouvé un équilibre, avec mes amis dépendants, mon travail pair, …
Je suis en couple depuis un an et demi. C’est marrant comme les choses arrivent comme ça : on s’est connus au moment où je sortais de la communauté thérapeutique, ça a été un coup de foudre. On a le projet de prendre un appartement pour vivre ensemble, avec sa fille qui est en première année d’école de droit, qui veut être avocate.
Je vais aussi passer du temps avec mes deux fils, le petit de 7 ans et le grand de 27 ans. J’ai une relation très forte avec le grand, il a toujours été très proche de moi, même pendant mon addiction. Il m’a connu longtemps aussi dans l’abstinence. Maintenant, je vais avoir le petit un week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires, je vais l’emmener voir ma mère, on va rattraper le temps perdu.
Crédits photos : Mathieu Ménard
