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Plan Grand Froid

Aurore mobilisée face à la chute des températures

Innover pour une mise à l'abri réactive

Le 06 février 2018 | Actualités - Actus à la Une - Brèves -

Plan Grand Froid

Vendredi 2 février, les températures extrêmes attendues dans la région Ile-de-France ont poussé la préfecture de la région à déclencher le plan « Grand Froid ». Entré en vigueur 3 jours plus tard, le dispositif a été l’occasion pour Aurore de mettre en place des centres adaptés à l’accueil des personnes sans abri dans les meilleurs délais.

Dès le 6 février, l’ouverture de 5 lieux d’hébergement a été lancée dans les 3, 4, 5, 19 et 20ème arrondissements de Paris, pour 104 places au total. Prévues initialement pour un accueil de 5 jours, les salles mises à disposition par la RIVP et les mairies partenaires de l’association pourront finalement être occupées jusqu’au 5 mars et ce malgré la fin du plan grand froid.

Un certain nombre de personnes accueillies dans ce contexte d’urgence climatique a d’ores et déjà pu être réorienté par les Services Intégrés d'Accueil et d'Orientation (SIAO) vers des centres d’hébergement plus pérennes et adaptés.

 

Mobilisation des tisaneries d'Aurore

D’autres dispositifs ont vu le jour dans l’association pour répondre aux besoins immédiats des personnes isolées, comme la mobilisation des tisaneries d’Aurore, une démarche nouvelle : « Nous avons mis en place un dispositif hybride et inédit alliant en un même lieu, l’hébergement d’urgence et le logement accompagné » explique Clément Maes, Directeur territorial d'Aurore à Paris et dans le Val-de-Marne.

En effet, les pensions de familles et résidences sociales Vaugirard, Chardon Lagache, Julien Lacroix, Aubervilliers, Primavera et Boreale ont été sollicitées dès le 2 décembre pour transformer leurs tisaneries en dortoirs.

« Cet espace collectif, aménagé comme une salle à manger, permet habituellement aux résidents de se regrouper pour les moments collectifs » poursuit Clément Maes. « Cette fois, les tisaneries des pensions de familles et résidences parisiennes d’Aurore ont été ouvertes pour un accueil d’urgence. »

Ainsi une vingtaine de familles orientées par le 115 a pu être mise à l’abri dès les premières gelées de décembre.

Plus largement, l’accueil en tisanerie a été mis en place à trois reprises, en décembre, janvier et février, pour faire face aux périodes de baisse des températures.

Le bilan est très positif : orientées par le SIAO, les familles accueillies en urgence sont progressivement réorientées sur des places ouvertes sur des centres d'hébergement d'urgence habituels, et ce en fonction des différents besoins de chacune.

 

Les équipes sur place ont elles particulièrement apprécié cette nouvelle expérience. Clément Maes la décrit comme un moment « très riche humainement, qui a fait coexister différents publics dans une solidarité franche et qui nous a permis d’innover encore sur le terrain des solidarités. »

 

 

 

 

Nuit de la solidarité, les résultats :

Selon les chiffres présentés ce mercredi 21 février par la Mairie de Paris, les bénévoles de la "Nuit de la solidarité" ont recensé très précisément 2.025 personnes dormant dans la rue, auxquelles il faut ajouter celles recensées par les partenaires de l'opération.
Ainsi, la SNCF a dénombré 200 personnes dans ses gares, la RATP 377 dans les stations de métro, 49 personnes sans abri ont été comptabilisés dans les services d'urgence des hôpitaux par l'AHP, tandis que les parkings Vinci ont "abrité" 121 individus. Les travailleurs sociaux de la Ville de Paris ont de leur côté compté 189 personnes dans les bois et parcs.

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