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#8mars : ASSORE et PHASE

Journée Internationale des droits des femmes

Le 07 mars 2018 | Actualités - Actus à la Une -

En cette Journée Internationale des droits des femmes, nous vous emmenons à la rencontre de celles qui vivent, travaillent et évoluent au sein d'Aurore. A PHASE et ASSORE, deux dispositifs du pôle Accueils Santé Précarité, nous avons rencontré Luiza, Marie-Chantal et Stéphanie, aux côtés de leurs pairs, professionnels ou accompagnés.

PHASE est un centre d’hébergement d’urgence adressé à des consommateurs actifs de psychotropes atteints du VHC. 14 personnes y vivent, tous des hommes. Ouvert en 2012, PHASE permet à ces personnes très précaires, pouvant être considérées comme "sur-exclues" de par leur double problématique d'hébergement et de santé, de pouvoir se soigner dignement.
 

Luiza,travailleuse sociale à PHASE

En Tchétchénie, je travaillais pour la défense des droits de l'homme, auprès des familles de disparus et des demandes d’asile vers l’Europe. Quand je suis arrivée chez Aurore, je ne savais pas ce que ça allait donner car je ne connaissais pas du tout la problématique de l’addiction. Mais tout s’est bien passé, les résidents sont très gentils et le fait que je sois russophone est souvent très utile.


Marie-Chantal, maîtresse de maison à PHASE et aide médico-psychologique à AURORE

Je vis à PHASE. Mon métier, c’est d’être en lien permanent avec les personnes que l’on accompagne. J’ai mes horaires, mais s’il y a un problème – ce qui est très rare – les résidents savent qu’ils peuvent venir me voir. Il n'y a que des hommes à PHASE. Parfois le soir il y a du bruit dans les chambres, alors je monte et je leur dis de se coucher et basta, ils m’écoutent !

 

Le dispositif ASSORE accompagne quant à lui une soixantaine de consommateurs de drogue hébergés à l’hôtel par le 115 après avoir été évacués de spots de consommation parisiens, telle que l’emblématique Colline, dans le 18ème arrondissement. Ici, la mission des équipes d’Aurore est d’aller vers, de favoriser le maintien à l’hôtel et l’accès aux soins de ces personnes en situation de grande précarité et d’exclusion. « Les femmes sont particulièrement vulnérables, ont des conditions de vie marquées par la violence sous toutes ses formes, et celles qui sont enceintes n’ont généralement aucun suivi pré-natal. » explique Julien Cornic, chef de service. « C’est compliqué d’aborder ces questions avec elles, d’avoir un dialogue sur la violence, une continuité dans la relation. C’est un lien de confiance que l’on doit construire. »


Stéphanie, accompagnée par le dispositif ASSORE

Mon compagnon et moi vivons à l’hôtel. L’équipe d’ASSORE vient régulièrement nous voir pour nous aider à stabiliser nos conditions de vie. Aujourd’hui, c’est le jour du déjeuner commun avec l’équipe et les autres personnes accompagnées. On passe de bons moments, on cuisine, on déjeune et on discute entre nous.

 

Deux dispositifs à taille humaine qui partagent une même équipe mobilisée pour le mieux-être des personnes en situation d'addiction et de précarité, réunie ce matin du 16 février dans les locaux de PHASE :
 

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